que faire à
Ajouter un événement
Entre l’ombre et la lumière / Dialogue entre passé et futur

Jeudi 14 janvier 2027, 14h – 18h

Entre l’ombre et la lumière / Dialogue entre passé et futur

Le CRI des Lumières, Lunéville

Quand
Jeudi 14 janvier 2027, 14h – 18h
et 23 autres dates
Où
Le CRI des Lumières
Place de la 2eme Division de Cavalerie, 54300 Lunéville, France
Itinéraire
Organisé par
Bicentenaire de la Photographie - 2026-2027

Présentation

En 2026, alors que le monde célèbre près de deux siècles de photographie, il semble essentiel de revenir non seulement à l’origine technique de cette invention, mais aussi à sa puissance symbolique : celle d’un regard capturé, d’une lumière sculptée par le temps.

Ce projet s’inscrit dans cette double tension entre le passé et le présent, entre la lenteur de la chambre noire et la fulgurance du numérique. Il propose une exploration contemporaine d’un geste ancestral : le sténopé, ce dispositif primitif et silencieux qui permet de projeter une image à travers un simple trou, devient ici le point de départ d’une pratique hybride et expérimentale. Mais au lieu de fixer cette image sur une surface chimique sensible, comme le faisaient les pionniers de la photographie, ce travail choisit de conserver la lumière dans son état le plus fragile et le plus pur : projetée, flottante, presque immatérielle. C’est l’appareil photo numérique, outil emblématique de notre époque, qui vient prendre le relais du support argentique. Non pas en remplaçant le sténopé, mais en le photographiant lui-même de l’intérieur, en capturant directement ce que la lumière vient dessiner à l’arrière de la chambre obscure. Ainsi, l’image n’est pas vue à travers un objectif, mais observée comme un phénomène optique, éphémère et vivant, révélée par la confrontation entre deux époques de la photographie.

Ce processus technique repose sur une mise en scène délicate. Le sténopé, construit comme une boîte close avec une simple perforation en façade, laisse la lumière du monde extérieur pénétrer en ligne droite, formant une image inversée sur une surface translucide ou un écran diffuseur placé à l’arrière. Ce plan de projection devient alors le véritable sujet : c’est cette lumière modelée, ce dessin furtif, que l’appareil numérique vient enregistrer. La capture se fait à la frontière de l’ombre et du visible, dans une tension entre netteté et flou, entre intention et hasard. Aucun traitement chimique, aucun développement n’intervient — la photographie se fait uniquement par l’empreinte lumineuse, saisie au vol. Ce choix radical d’éliminer toute chimie ne s’inscrit pas dans un refus du passé, mais dans une volonté d’interroger notre présent. Il s’agit d’une photographie sans fixateur, sans révélateur, où seule la lumière fait trace, temporairement. Dans ce geste, il y a un écho au fonctionnement même de la perception humaine : nous ne voyons pas les objets, mais la lumière qu’ils renvoient. Ici, la photographie retrouve ce rôle originel, presque phénoménologique, de révélation lente. Elle cesse d’être instantanée pour redevenir expérience du regard. En liant ainsi deux extrêmes technologiques — le trou d’aiguille et le capteur numérique — le projet interroge le devenir de l’image dans un monde saturé de représentations. Il remet en jeu la temporalité de l’acte photographique, lui redonne un rythme plus organique, plus contemplatif. Il s’agit moins de produire une image que d’en attendre l’apparition, comme on attend qu’un souvenir revienne. Ce travail revalorise l’attention, la lenteur, l’observation, à une époque où les images se succèdent sans que l’on prenne le temps de les voir vraiment. Ce projet, en apparence simple, est donc une proposition complexe : une manière de revisiter l’histoire de la photographie en la prenant à rebours, une tentative de penser l’image non plus comme produit fini, mais comme phénomène en devenir. En célébrant l’anniversaire de la photographie, il ne s’agit pas tant de rendre hommage à une invention passée que de réactiver une interrogation toujours actuelle : qu’est-ce qu’une image, quand elle naît de la lumière, passe par le regard, et ne cesse de se transformer dans la mémoire des machines comme dans celle des hommes ?

Autres dates

  • Vendredi 15 janvier, 14h – 18h
  • Samedi 16 janvier, 14h – 18h
  • Dimanche 17 janvier, 14h – 18h
  • Mercredi 20 janvier, 14h – 18h
  • Jeudi 21 janvier, 14h – 18h
  • Vendredi 22 janvier, 14h – 18h
  • Samedi 23 janvier, 14h – 18h
  • Dimanche 24 janvier, 14h – 18h
  • Mercredi 27 janvier, 14h – 18h
  • Jeudi 28 janvier, 14h – 18h
  • Vendredi 29 janvier, 14h – 18h
  • Samedi 30 janvier, 14h – 18h
  • Dimanche 31 janvier, 14h – 18h
  • Mercredi 3 février, 14h – 18h
  • Jeudi 4 février, 14h – 18h
  • Vendredi 5 février, 14h – 18h
  • Samedi 6 février, 14h – 18h
  • Dimanche 7 février, 14h – 18h
  • Mercredi 10 février, 14h – 18h
  • Jeudi 11 février, 14h – 18h

Et 3 autres dates.

Source : Bicentenaire de la Photographie - 2026-2027 via OpenAgenda · Licence Ouverte 2.0. Informations mises à jour le mercredi 21 octobre 2026. Vérifiez auprès de l'organisateur avant de vous déplacer.

À faire aussi autour de Lunéville

Toutes les sorties à Lunéville