que faire à
Eva Gonzalès. Parcours d'une artiste libre

Dimanche 1er novembre 2026, 10h – 18h

Eva Gonzalès. Parcours d'une artiste libre

Petit Palais - Musée des beaux-arts de la Ville de Paris, Paris

Quand
Dimanche 1er novembre 2026, 10h – 18h
et 58 autres dates
Où
Petit Palais - Musée des beaux-arts de la Ville de Paris
2 avenue Winston-Churchill, 75008, Paris
Itinéraire
Tarif
Payant — De 0 à 14 euros.
Organisé par
Que faire à Paris

Présentation

Cette artiste à la sensibilité subtile fut l’unique élève d’Édouard Manet, avec lequel elle entretint une relation artistique exceptionnelle. Soutenue par un cercle familial attentif et cultivé, elle parvint à imposer sa voix singulière dans un siècle qui laissa peu de place aux femmes artistes. Réunissant près de 100 œuvres – peintures, pastels et gravures –, l’exposition rend hommage à une artiste au talent affirmé, disparue prématurément à l’âge de 36 ans.

Le parcours chronologique retrace sa trajectoire et invite à découvrir une personnalité déterminée, en pénétrant au cœur de son univers intime.

Une bourgeoise formée par Charles Chaplin et Edouard Manet

Issue d’un milieu bourgeois cultivé, Eva Gonzalès bénéficie très tôt d’un environnement propice à l’épanouissement de sa vocation artistique. Son père, Emmanuel Gonzalès, journaliste et homme de lettres reconnu, évolue au cœur de la scène artistique parisienne, tandis que sa mère, Céline Ragut, musicienne, tient un salon fréquenté par le tout-Paris littéraire et mondain.

Formée dans l’atelier de Charles Chaplin, la jeune peintre s’en affranchit rapidement pour affirmer un style personnel et sensible perceptible dans des œuvres telles que La Psyché (vers 1869-1870, National Gallery, Londres), La Fenêtre (vers 1865-1870, Denver Art Museum) ou Le Moineau (vers 1865-1870, collection particulière).

Sa rencontre avec Édouard Manet en 1869 marque un tournant décisif dans son parcours : elle devient alors sa seule élève et l’un de ses modèles, tout en poursuivant avec détermination une carrière indépendante. Eva Gonzalès expose régulièrement au Salon entre 1870 et 1883, sans rejoindre le groupe impressionniste. Elle y présente notamment Une loge aux Italiens (1874, musée d’Orsay, Paris) ou Le Clairon (1870, musée de Gajac, Villeneuve-sur-Lot), œuvres où affleure l’influence manifeste de Manet, aussi bien dans le choix des sujets que dans la liberté de la touche.

Une figure essentielle de la peinture de son temps

L’exposition met en lumière une œuvre subtile et intime, attentive aux figures féminines et à la vie quotidienne. Scènes d’intérieur baignées de lumière, portraits empreints de grâce et paysages peints sur les côtes normandes composent un univers pictural d’une grande finesse, comme en témoignent Jeune fille au réveil (1877- 1878, Kunsthalle, Brême) ou Miss et bébé (1877-1878, National Gallery of Art, Washington).

En 1879, Eva Gonzalès épouse le peintre et graveur Henri Guérard. Leur relation, nourrie d’échanges artistiques constants, témoigne d’une véritable complicité intellectuelle et affective. Sa sœur Jeanne, à la fois modèle, élève et confidente, occupe également une place essentielle dans son œuvre. On la retrouve, représentée vêtue de la robe de mariée d’Eva Gonzalès, dans une troublante mise en abyme que vient encore accentuer le destin : quelques années après la disparition prématurée de l’artiste, Jeanne épousera à son tour Henri Guérard.

En 1883, la carrière d’Eva Gonzalès s’interrompt brutalement : elle meurt quelques jours après la naissance de son fils, peu après la disparition d’Édouard Manet. Malgré une réception critique favorable de son vivant et une rétrospective organisée aux salons de La Vie moderne à Paris en 1885, son œuvre tombe progressivement dans l’oubli.

Longtemps restée dans l’ombre des grands récits de la modernité, Eva Gonzalès apparaît aujourd’hui comme une figure essentielle de la peinture de son temps. Cette exposition entend lui redonner toute sa place dans l’histoire de l’art et révéler, à travers la singularité de son regard, l’éclat d’une œuvre trop longtemps méconnue. En contrepoint, des œuvres de Berthe Morisot, Mary Cassatt et Marie Bracquemond éclairent les trajectoires croisées de ces artistes et les conditions de leur création à la fin du XIXe siècle.

Autres dates

  • Mardi 3 novembre, 10h – 18h
  • Mercredi 4 novembre, 10h – 18h
  • Jeudi 5 novembre, 10h – 18h
  • Vendredi 6 novembre, 10h – 20h
  • Samedi 7 novembre, 10h – 20h
  • Dimanche 8 novembre, 10h – 18h
  • Mardi 10 novembre, 10h – 18h
  • Mercredi 11 novembre, 10h – 18h
  • Jeudi 12 novembre, 10h – 18h
  • Vendredi 13 novembre, 10h – 20h
  • Samedi 14 novembre, 10h – 20h
  • Dimanche 15 novembre, 10h – 18h
  • Mardi 17 novembre, 10h – 18h
  • Mercredi 18 novembre, 10h – 18h
  • Jeudi 19 novembre, 10h – 18h
  • Vendredi 20 novembre, 10h – 20h
  • Samedi 21 novembre, 10h – 20h
  • Dimanche 22 novembre, 10h – 18h
  • Mardi 24 novembre, 10h – 18h
  • Mercredi 25 novembre, 10h – 18h

Et 38 autres dates.

Source : Que faire à Paris via OpenAgenda · Licence Ouverte 2.0. Informations mises à jour le dimanche 1er novembre 2026. Vérifiez auprès de l'organisateur avant de vous déplacer.

À faire aussi autour de Paris

Toutes les sorties à Paris